Depuis ce week-end, des groupes de gangs armés rivaux s'affrontent au niveau des communes cité-soleil, tabarre et croix-des-bouquets conduisant à l'augmentation des déplacés internes qui etaient autour de 1.4 million de personnes, où la population civile cherche des refuges pour fuir massivement les zones de conflits.
En plus de l'aspect humanitaire, cet affrontement a déjà impacté les activités économiques du département de l'ouest avec la suspension des vols de la compagnie aérienne Sunrise Airways vers Port-au-Prince et des cas d'incendie touchant les infrastructures de la compagnie Barbancourt.
À ce stade, la population qui souffre depuis plus de trois ans de ces actes de violences espère que les Forces de l'ordre à savoir la Police Nationale d'Haiti (PNH) et les Forces Armées d'Haiti (FADH) puissent travailler rapidement avec la Force Multinationale de Répression de Gangs (GSF/FRG) déjà déployée depuis ce début d'avril.
Est-ce que la population doit s'appuyer sur la foi? Ou sur les forces nationales et internationales ? Ou doit fuir à chaque instant ces situations?
En effet, une réponse gouvernementale bien coordonnée avec l'internationale s'impose avec de forts engagements et de responsabilités pour adresser ces défis conjoncturels qui tentent à devenir structurels en vue de rétablir la sécurité dans le pays et remettre une fois de plus Haïti sur la voie du progrès économique et social inclusif.

