Dans la nuit de vendredi à samedi, des drones ukrainiens ont frappé la région russe de Samara, située à plusieurs centaines de kilomètres de la frontière. Deux sites ont été touchés : un entrepôt logistique du géant du e-commerce Ozon, à Chapayevsk, et une installation industrielle non identifiée. Au moins dix (10) personnes sont mortes lors de ces attaques.
Le gouverneur local, Viatcheslav Fedorichtchev, a confirmé l'attaque sans dévoiler la nature du second site, ni le nombre exact de blessés, seulement décrits comme « plusieurs ». Ozon a annoncé la suspension de ses activités sur ce centre, sans préciser l'étendue des dégâts ni la date de reprise.
Cette opération s'inscrit dans une stratégie ukrainienne plus large visant les infrastructures économiques et énergétiques russes. La région de Samara abrite en effet plusieurs raffineries de pétrole, déjà ciblées par le passé. Il s'agit par ailleurs de la première frappe revendiquée contre un site Ozon, après une série d'attaques récentes contre des entrepôts de Wildberries, le principal concurrent du distributeur.
Ces attaques ont été menées quelques heures après une attaque de drones qui a fait au moins 16 morts dans un centre commercial de Kryvyi Rih, la ville natale du président ukrainien Volodimir Zelensky.
De son côté, Moscou a fait état de l'interception de 457 drones ukrainiens au cours de la nuit, sans fournir de ventilation régionale. Ce chiffre, s'il est confirmé, témoigne de l'ampleur et de la profondeur des frappes ukrainiennes, qui étendent désormais leurs cibles bien au-delà des lignes de front, touchant des actifs logistiques et industriels stratégiques.
Xi-Marley Archin
