En mai de cette année, l'économie américaine a créé plus de 172 000 emplois non agricoles, dépassant ainsi les prévisions de 85 000 emplois faites par des économistes. Toutefois, ce nombre reste inférieur aux résultats enregistrés au cours des mois de mars et avril. Ces emplois sont portés principalement par les secteurs de loisir, de l'hôtellerie, de la santé et des collectivités territoriales.
Le taux de chômage quant à lui reste stable, soit 4.3%, égalant le niveau du mois précédent. Le salaire d'horaire moyen a progressé de 0.3% sur un mois, un rythme légèrement supérieur au 0.2% du mois précédent et reste conforme aux prévisions.
Ces données témoignent donc de la résilience que l’économie américaine continue de se comporter bien, ce malgré les tensions géopolitiques liées au conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, qui a entraîné une hausse des prix du pétrole et alimenté les craintes d’un regain d’inflation.
Face à cette robustesse de l’emploi, les marchés financiers réévaluent les perspectives de la politique monétaire. Les investisseurs anticipent désormais au moins une hausse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale (Fed) d’ici la fin de l'année 2026, alors qu’ils prévoyaient auparavant un maintien des taux à leur niveau actuel jusqu’en 2027. Cette évolution des attentes a provoqué une hausse des rendements des obligations du Trésor américain, le taux à 2 ans atteignant 4,16% et celui à 10 ans 4,53 %, signe que les marchés s’attendent à des conditions monétaires plus restrictives.
